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Produit

J'ai fait un lecteur audio pour enfants, voilà tout ce qu'il y a dedans

Un boîtier à imprimer, une carte électronique, un firmware et une app mobile. Depuis le 25 septembre, tout est en bêta, et tous les fichiers sont disponibles.

J'avais envie de partager de la musique avec mes enfants, sans écran. Alors je leur ai fabriqué un lecteur audio. Les solutions du commerce ne me plaisaient pas : propriétaires, fermées, elles limitent les usages. La MusicBox fonctionne avec des tags NFC, sans limitation : tu insères une carte dans la fente, tu poses une figurine dessus, ou tu colles un tag sur un jouet ou un livre. L'histoire démarre.

Depuis le 25 septembre, tout est en bêta. Voilà tout ce que j'ai fait.

La MusicBox, ses cartes et l'app mobile.
La MusicBox, ses cartes et l'app mobile.

Le boîtier

Il s'imprime en 3D, en quatre pièces.

Les quatre pièces du boîtier : le corps et le couvercle en haut, l'insert et la molette en bas.
Les quatre pièces du boîtier : le corps et le couvercle en haut, l'insert et la molette en bas.
  • Le corps (en haut à gauche) : la coque qui tient la carte et le haut-parleur.
  • Le couvercle (en haut à droite) : la façade, avec les trous des quatre boutons et la grille du haut-parleur.
  • L'insert (en bas à gauche) : le support de carte. La fente est décalée vers l'avant pour que l'antenne NFC lise à la fois les cartes et les figurines.
  • La molette (en bas à droite) : elle se pose sur l'encodeur rotatif de la carte, c'est elle qu'on tourne pour le volume.

Le corps est multi-matière : une fenêtre latérale en filament transparent pour laisser passer la lumière des LEDs, des ailettes en filament sombre pour que la lumière d'une LED ne déborde pas sur la suivante.

Le boîtier fermé, les LEDs allumées en arc-en-ciel dans la fenêtre latérale.
Le boîtier fermé, les LEDs allumées en arc-en-ciel dans la fenêtre latérale.

L'électronique

Une carte de développement conçue par HermitX, autour d'un module ESP32-S3. Elle regroupe l'essentiel sur un seul circuit : le lecteur NFC et son antenne, l'ampli et son haut-parleur, les LEDs et le lecteur de carte mémoire. Autour d'elle : quatre boutons, un encodeur rotatif, une batterie et son chargeur.

Tout ce qui va dedans : la carte HermitX, son antenne NFC, le haut-parleur, les quatre boutons, l'encodeur rotatif, la batterie et son chargeur.
Tout ce qui va dedans : la carte HermitX, son antenne NFC, le haut-parleur, les quatre boutons, l'encodeur rotatif, la batterie et son chargeur.
Le boîtier vu en transparence : la carte, la carte NFC dans sa fente, les boutons et la molette.
Le boîtier vu en transparence : la carte, la carte NFC dans sa fente, les boutons et la molette.

Le firmware

C'est le logiciel qui fait tourner la box. Il s'installe depuis le navigateur, dans Chrome ou Edge : tu branches la carte en USB, tu choisis ta version, tu cliques. Rien à installer.

Il reste propriétaire et distribué compilé, mais il est gratuit. Tu peux aller voir la page du firmware.

L'app mobile

La box se pilote depuis le téléphone. L'app la trouve, tu lui envoies tes fichiers, tu associes une carte à une playlist, et tu as la télécommande : lecture, piste suivante, position et volume.

  • Trouver sa MusicBox

    L'app cherche les box autour d'elle et les liste avec leur puissance de signal.

  • The Open Music Box, La bibliothèque

    La bibliothèque

    Toutes les playlists sur un écran, avec leur nombre de pistes et la carte associée.

  • The Open Music Box, Créer une playlist

    Créer une playlist

    Un nom suffit pour la créer. Le reste se remplit ensuite.

  • La télécommande

    Lecture, piste suivante, position et volume de la box, depuis le canapé.

  • Associer une carte

    La box attend une carte, tu la poses dessus, elle est liée à la playlist.

  • Envoyer tes fichiers

    Le transfert part du téléphone vers la box, suivi en direct.

Où en est chaque plateforme, c'est ici :

Tu veux aussi ta MusicBox ?

Tous les fichiers sont disponibles : le boîtier à imprimer, la liste des composants, le brochage et le firmware. Les composants se trouvent sur internet.

C'est faisable. Mais ce n'est pas facile. Il te faut une imprimante 3D et un fer à souder, et c'est la soudure qui se corse.

Les inserts en laiton, c'est de la rigolade comparé à la soudure des headers. L'alimentation et les GPIO sont faciles : 3 pins pour l'alimentation et 7 pour les GPIO. Et enfin, 6 pour les GND. Ceux-là, ce n'est pas une partie de plaisir. Ils sont vraiment galère : la masse absorbe la chaleur, l'étain accroche difficilement dans les trous, et la zone de cuivre sur laquelle il doit accrocher est vraiment petite.

Les deux méthodes les plus fiables que j'ai trouvées :

  1. préchauffer la zone, puis souder la pin. Ça marche, mais c'est galère ;
  2. mettre du flux et de la pâte à souder, puis faire fondre au fer ou au canon à chaleur.

Et avant le tout premier branchement de la batterie, vérifie sa polarité. Son câblage n'est pas normalisé : celles que j'ai eues sur AliExpress avaient les pôles inversés. J'ai grillé quelques cartes avant de m'en rendre compte.

Wasted.
Wasted.

C'est une carte de prototypage, faite pour les makers : elle n'a aucune certification réglementaire.

Sinon, attends la suite

On travaille sur un kit DIY et sur une version commerciale. Pour cette dernière, une campagne de financement participatif est prévue en 2027.

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